Association des musiciens et musiciennes de l'Orchestre symphonique de Québec
AMMOSQ - Association des musiciens et musiciennes de l'Orchestre symphonique de Québec

13 janvier 2016

Communiqué, pour diffusion immédiate.

DÉMISSION DE LA PDG DE l’OSQ

LA RÉACTION DES MUSICIENS

RECONNAISSANCE

C’est avec tristesse mais également sympathie que les musiciens et musiciennes de l’Orchestre symphonique de Québec réagissent devant l’annonce de la démission de Thérèse Boutin à titre de présidente-directrice générale de leur institution, à la suite d’un congé de maladie. «Mme Boutin était arrivée à un moment très critique de notre histoire récente», commente Benoit Cormier, violoniste et président de l’Association des musiciens. «La tâche était titanesque. Elle a su piloter le navire de façon très rationnelle, mais avec un coeur de mère et une belle sensibilité pour l’art et les musiciens.» poursuit-il.

Les musiciens souhaitent à Mme Boutin de la santé avant toute chose, mais aussi du succès dans ses projets futurs. Ils affirment qu’elle sera toujours la bienvenue lors des concerts de l’OSQ. «Elle avait embrassé son mandat de façon entière et passionnée, et nous lui en sommes très reconnaissants», ajoute le violoniste.

REGARD VERS L’AVANT

Bien que l’onde de choc soit encore bien présente au lendemain des événements de décembre, alors que les musiciens avaient subi un lock-out sur le fil d’arrivée de leurs pourparlers, ces derniers souhaitent que l’organisation se tourne vers l’avenir. Ils estiment que de gros défis attendent l’OSQ dès les prochains mois, particulièrement en ce qui a trait au financement provenant du secteur privé. Ils formulent le souhait que le processus de sélection qui débutera sous peu, pour combler le poste de PDG, se fasse en toute transparence et avec la participation des musiciens. «Nous avons besoin d’un ou d’une capitaine de grande envergure pour prendre la relève et mener à bien notre mission», conclut Benoit Cormier.

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Contact : Benoit Cormier, ammosq@gmail.com ou 418-955-3877

15 décembre 2015

Communiqué, pour diffusion immédiate.

FIN DU LOCK-OUT À L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUÉBEC

RÉGLEMENT DU CONFLIT DE TRAVAIL

L'Association des musiciens et musiciennes de l'Orchestre symphonique de Québec parvient à une entente de principe de façon in extremis, quelques heures avant la première répétition en vue des concerts de jeudi et vendredi.

REPRISE DU DIALOGUE

Les musiciens en lock-out depuis seulement 36 heures ont senti ce matin une ouverture au dialogue de la part de l'employeur. En effet, pour la première fois depuis des semaines, ce dernier a bien voulu rencontrer des membres de l'AMMOSQ pour discuter de certaines clauses à clarifier. En plus de la réécriture de ces clauses, l'OSQ consent à verser le 0,25% d'augmentation supplémentaire pour la saison 2019-2020. Cet élément, qui avait fait achopper la négociation, représentait la minime somme de 7550$ pour la dernière année, sur une masse salariale dépassant les 15 millions de dollars pour cinq ans. Rappelons que les musiciens avaient accepté une réduction d'une semaine de leur saison équivalant à une diminution de salaire annuel de 1% à 3% pour les quatre premières années de la convention. Ce n'est qu'au cours de la cinquième année de la convention qu'ils retrouveront leur salaire annuel de 2014-2015.

UN ACCUEIL CHALEUREUX

Les musiciens sont heureux de pouvoir offrir les deux concerts de jeudi et vendredi. Ils ont été grandement touchés par l'appui qu'ils ont reçu du public ainsi que celui de leurs collègues musiciens canadiens, américains et même européens.

L'AVENIR EN TÊTE

Les musiciens sont conscients que cette entente représente une dégradation importante de leurs conditions de travail, mais vont s'assurer que ce geste visant la survie et la pérennité de l'OSQ n'ait été posé en vain. «Les enjeux relatifs à la survie de l'OSQ feront l'objet d'un nouveau débat dès l'an prochain. La capitale nationale, via ses décideurs et ses gens d'affaires, devra se mobiliser et se doter des moyens financiers nécessaires si elle souhaite s'offrir une formation symphonique de première classe. La réponse à une telle question ne pourra plus se régler dans le cadre de négociations. Le seuil critique a été atteint et les musiciens sont excédés qu'on utilise leurs poches comme moyen de financement» déclare Benoit Cormier.

14 décembre 2015

Communiqué, pour diffusion immédiate.

Lock-out à l'OSQ

Devant son incapacité à trouver un financement adéquat, le conseil d'administration de l'Orchestre symphonique de Québec met ses musiciens et musiciennes en lock-out.

Noël gris pour les mélomanes de Québec

À la veille de Noël, c’est un bien étrange cadeau que le conseil d’administration de l’Orchestre symphonique de Québec offre ses musiciens et musiciennes ainsi qu'aux citoyens de la ville de Québec.

Alors que les négociations étaient toujours en cours en vue du renouvellement de la convention collective, les administrateurs de l’OSQ ont décrété le lock-out de ses musiciens. Ils amputent ainsi la vie musicale de Québec en contraignant au silence le plus vieil orchestre canadien, fierté de la capitale nationale.

Négociations à sens unique

Il est important de rappeler que cette conjoncture ne résulte absolument pas d’une augmentation des salaires des musiciens ou d’une amélioration de leurs conditions de travail. Ils sont prêts à participer au redressement dans la mesure de leurs moyens et sont ouverts au dialogue.

D’ailleurs, ils ont accepté les demandes suivantes de l’employeur : rachat de l’indemnité de départ à la retraite à 350 000 $ (valeur de 1 200 000 $), perte d’une semaine de salaire, perte de 1 % de contribution à la caisse de retraite, baisse du plancher d’emploi, qui passera de 66 à 61 musiciens, et perte de 5 à 15 % dans les primes de remplacement. « Tout cela malgré le fait que leurs salaires aient été pratiquement gelés depuis cinq ans. Après toutes ces concessions et un an de négociations, les administrateurs imposent un lock-out pour des peccadilles; on dirait qu’ils veulent nous punir! » a déclaré Benoit Cormier, président de l’AMMOSQ.

Le lock-out a été décrété sur la base de ces trois points qui achoppent :

DEMANDE DE L'EMPLOYEUR DEMANDE DES MUSICIENS
Augmentation de salaire sur cinq ans :
0; 0; 1; 1,25; 1,25
Augmentation de salaire sur cinq ans :
0; 0; 1; 1,25; 1,5
Travail supplémentaire: Normes de la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec. Travail supplémentaire: Normes appliquées aux musiciens surnuméraires de l'OSQ.
C'est une différence de 2,03$/h; cette situation ne se produit que très rarement dans une année.
Congé de maladie :
8 services à 100 % et 8 à 50 %.
(Un service est une demi-journée de travail.)
Congé de maladie :
10 services à 100 % et 6 services à 50 %

Avec la coupure d’une semaine de travail, ce n’est qu’en 2018-2019 que les musiciens de l’OSQ retrouveraient leur salaire annuel de 2014-2015. Les musiciens de l’OSQ gagnent environ 40 % du salaire de leurs collègues de l’OSM.

En 2013, à la demande de l’OSQ, les musiciens ont accepté la réouverture de leur convention collective pour réduire le nombre de semaines travaillées et ainsi permettre une économie d’environ 200 000 $ par année pour l’Orchestre (400 000 $ en tout), et ce, sans aucune garantie que cette ponction assurerait la pérennité de l’Orchestre.

Dans un contexte où la solidarité et la recherche de solutions devraient primer, les musiciens sont catastrophés de constater que le lock-out est apparemment la seule voie envisagée par la direction de l’Orchestre. « Il est temps que les décideurs, citoyens, mélomanes et amis de l’Orchestre réaffirment leur désir de voir la ville de Québec dotée d’un orchestre en bonne santé, autant financièrement qu’artistiquement », conclut Benoit Cormier.